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Keleana l’Assassineuse, de Sarah J. Maas

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Keleana l’Assassineuse tome 1, de Sarah J. Maas

Éditions La Martinière Jeunesse

 

 

Résumé:    Au royaume d’Adarlan, seule la secte des Assassins ose encore s’opposer au pouvoir du roi.

Keleana, la plus célèbre assassineuse du pays, a été condamnée aux travaux forcés.
Pour gagner sa liberté, elle doit combattre dans un tournoi à mort dont l’unique survivant devra servir le roi pendant quatre années.

Mais les concurrents, l’un après l’autre, sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour venir.
Manifestement, d’obscures forces magiques resurgissent dans la cité royale et la jeune fille, pour sauver sa peau, devra trouver des alliés à la cour même du roi.
Et jouer de toutes les armes dont elle dispose.

Son entraîneur, le capitaine Chaol, et le prince Dorian qui l’a prise sous son aile sont-ils dignes de confiance?
En tout cas ils ne sont pas insensibles à ses charmes…

 

 

 

Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Mon avis Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

 

Après avoir entendu de nombreuses éloges sur ce livre, notamment sur les chaînes anglo-saxonne, j’ai fini par acheter Keleana l’Assassineuse. Bon, j’avoue que, une fois posé sur l’étagère, je me suis un peu désintéressée de ce livre. Mais, je me suis fait violence, et me voila aujourd’hui pour vous faire la chronique de ma lecture.

 

En fait, l’histoire est plus ou moins comme je l’attendais. On a donc tout d’abord l’élément principal de l’histoire : Keleana. Pour le coup, eh bien, elle ne m’a pas réservé beaucoup de surprises. Elle est comme le laissait présager le résumé : battante, courageuse, hargneuse. Elle a aussi une part plus « féminine », qui la rend moins froide et assoiffée de sang. Après, Keleana n’est pas non plus un personnage que j’ai adoré. En fait, elle m’a plus laissé de marbre qu’autre chose. Pareil pour Dorian, le prince d’Adarlan, qui m’a agacé jusqu’au bout. Beaucoup (de filles) adorent ce personnage, mais personnellement, je le trouvais parfois prétentieux et trop sûr de lui quant à sa notoriété avec la gente féminine. Le seul protagoniste que j’ai vraiment réussi à apprécier, c’est Chaol, le capitaine de la garde royale. Je l’ai trouvé touchant, de part ses réactions et sa maladresse avec Keleana. Sans lui, je ne sais pas si l’histoire aurait eu autant d’attraits.

 

C‘est vrai que quand j’ai lu le résumé, l’histoire m’a tout de suite enthousiasmé. Des assassins, un château (avec bonus robes de princesse, héhé), un complot, de la magie, un contexte assez médiéval… Pourtant, j’avoue que j’étais parfois vite lassée par le récit. Ce que je veux dire par là, c’est que je n’ai pas réussi à m’immerger complètement dans le livre et à le dévorer d’une traite. De ce fait, ma lecture a assez traîné… Mais il y avait tout de même dès fois où l’histoire m’a subjuguée. Il y a surtout les passages avec les meurtres et les révélations, qui me donnaient des sueurs froides.

 

La plume de l’auteure n’a rien de spéciale, elle ne m’a pas transportée dans son univers, ne m’a pas fait ressentir grand chose (si ce ne sont les quelques frayeurs que j’ai eu). J’aurai apprécié lire un récit avec plus d’émotions, quelque chose de plus intense.

 

   En conclusion, Keleana l’Assassineuse fut une bonne lecture, sans être marquante. Sarah G. Maas n’a pas réussi à aller au bout des choses, selon moi. Je n’ai pas été gagné par des émotions profondes, et je trouve ça bien dommage. L’histoire aurait selon moins être mieux exploitée. Pour autant, j’ai passé un agréable moment avec en compagnie de Keleana et des autres personnages.

 

 

Bonus :  

– Le tome 2 de Keleana est récemment sorti en France sous le nom de « La Reine sans Couronne »

– Keleana possède une préquelle, « Keleana et le Seigneur Pirate« , relatant un épisode qui se déroule avant le tome 1.

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Leviathan, de Scott Westerfeld

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Leviathan tome 1, de Scott Westerfeld

Éditions Pocket Jeunesse

 

 

Résumé:  /!\ ATTENTION, je trouve toutefois que le résumé officiel dévoile un peu trop l’intrigue, donc à vos risques et périls ! /!\      À l’aube de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les darwinistes (Anglais, Français), adeptes du tout biologique et rois de la manipulation génétique. De l’autre, la civilisation ultra-mécanique, les clankers (Allemands, Autrichiens.) La guerre éclate avec l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand. Alek, son fils, menacé lui-aussi de mort, prend la fuite sur un robot de combat bipède bardé de mitrailleuses. Il réussit à rejoindre la Suisse et se cache dans un vieux château en ruines. Pendant ce temps, la jeune Écossaise Deryn Sharp, orpheline, s’habille en garçon et se fait engager dans l’Air Service (forces aériennes britanniques.) Après un premier vol d’essai mouvementé aux commandes d’une méduse volante, elle rejoint l’équipage du Léviathan, sorte de baleine géante gonflée à l’hydrogène. À son bord, un chargement biologique, classé secret défense. Ils volent vers Constantinople, mais les Allemands les attaquent et le Léviathan s’écrase dans les Alpes. C’est là que Deryn, toujours déguisée en homme, fait la rencontre explosive d’Alek…

 

 

Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ  Mon avis Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

 

 N’ayant jamais lu de steampunk, ni d’uchronie (Google est ton ami), j’ai pensé que Leviathan était un bon point de départ. Je n’avais pourtant pas entendu beaucoup parler de ce livre. C’est donc avec appréhension et curiosité que j’ai décidé de laisser une chance à ce livre.

 

Pour faire bref et sans entrer dans les détails, on se retrouve à la veille de la 1ère Guerre Mondiale (et je n’exagère pas, vraiment la veille), dans un monde similaire au nôtre, à une exception près: l’Europe est divisé en deux clans, les Darwinistes et les Clankers. Alors que les Darwinistes modifient les « fils de la vie » des créatures hybrides (baleine volante et j’en passe), les Clankers produisent en masse d’énormes machines (des mécanopodes, entre autres, qui sont des créatures en ferraille marchant sur des pattes). Nous suivons donc Alexander, alias Alek, le fils (fictif) de François-Ferdinand (dont l’assassinat est à l’origine de la 1ère Guerre Mondiale (et je ne spoile rien, pas d’inquiétude)), forcé de fuir à travers l’Europe à la suite du meurtre de son père. De son côté, Deryn, une jeune fille, se voit obliger de se déguiser en garçon pour réaliser son rêve, c’est-à-dire faire partie des forces aériennes britanniques. A la suite d’un concours de circonstances, le destin des deux jeunes gens s’entremêlent inéluctablement.

 

Ce livre est incroyable. Je n’aurai pas cru qu’il aurait pu autant me plaire. Plus je tournais les pages, plus mon amour pour ce livre grandissait. Scott Westerfeld, comme pour sa série « Uglies », m’a bluffée du début à la fin. Il arrive tellement bien à cerner son histoire, ses personnages et son univers sans se perdre. Malgré que son écriture ne soit pas magnifiquement belle et poétique, elle coule toute seule, c’est fluide et agréable à la fois.

 

Que dire de Deryn et Alek, si ce n’est qu’ils ne sont terriblement attachants ? J’admets que dans la première partie de l’histoire, j’avais une préférence pour Deryn. Elle est forte, intelligente, déterminée à réaliser son rêve même si cela doit la mettre en danger. Puis après, dans la deuxième partie du livre, j’ai préféré Alek. Lui aussi est déterminé, même si il a des moments de faiblesse, mais qui ne le rendent que plus humain. Bien sûr, il y a tous les personnages secondaires qui accompagnent nos héros, et il n’y en a aucun qui m’a déplu. L’auteur maîtrise tellement bien le caractère qu’il attribue à ses personnages qu’il est difficile de ne pas les apprécier.

 

Et petit plus très agréable, vous trouverez tout au long du livre de très belles illustrations. Elles sont non seulement magnifiques, mais aussi utiles, puisque l’auteur cite de nombreuses fois des noms d’engins qui nous sont pour la plupart inconnus.

 

   En conclusion, Leviathan est une petite perle ! Ne passez pas à côté, d’autant plus qu’il est riche en informations sur la Grande Guerre (pas autant qu’un véritable roman historique, puisque de nombreux passages et éléments restent fictifs et/ou romancés). C’est un coup de  totalement inattendu, malgré qu’il soit tout de même destiné à la jeunesse. Mais ne vous arrêtez pas à ce terme, vous risqueriez de rater quelque chose.

 

 

Bonus:

– Leviathan est une trilogie: le deuxième tome se nomme « Behemoth » et le troisième « Goliath«